Souvenir d’une tentative d’impeachment


pompOostsanen

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« Le Mur de l’Atlantique », une des 15 comédies sur la France occupée


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L’Avant-scène cinéma n°671-672 de mars-avril 2020 est consacré à La grande vadrouille de Gérard Oury et présente notamment « 15 comédies sur la France occupée » dont :

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Retrouvez l’article complet sur Le Mur de l’Atlantique de Marc Gauchée dans le numéro double de L’Avant-scène cinéma.

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Adaptation qu’ils disent


bourBecassinel

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[Comme un écho] De l’usage de la gynécologie


En 1995, Élie Semoun crée le personnage de Cyprien dans Les petites annonces d’Élie. Cyprien porte de grosses lunettes de myope, a des cheveux gras et une dentition repoussante. Il prétend avoir fait des études de gynécologie et invite les patientes à le rejoindre, surtout celles qui sont « blondes avec une forte poitrine ».  Le voyeur s’intéresse aussi à la gynécologie au cinéma. Dans Zig Zag Story (de Patrick Schulmann, 1983), Bob Hemler (Fabrice Luchini), photographe érotomane, a notamment braqué sa longue vue sur la fenêtre d’un voisin gynécologue.

Pour Cyprien, la gynécologie est le seul moyen d’espérer approcher le sexe féminin. Ce personnage date tout juste de l’après Extension du domaine de la lutte de Michel Houellebecq (éditions Maurice Nadaud, 1994), à une époque où le marché du sexe s’est tellement libéralisé qu’il profite toujours plus à ceux qui en profitait déjà et toujours moins à ceux qui n’en profitait qu’un peu. Il génère des exclus condamnés à payer très cher, à se contenter de peu ou à ruser pour se faire une (petite) place. C’est l’idée de base du roman de Michel Houellebecq : « Tout comme le libéralisme économique sans frein, et pour des raisons analogues, le libéralisme sexuel produit des phénomènes de ʺpaupérisation absolueʺ », « le libéralisme économique, c’est l’extension du domaine de la lutte, son extension à tous les âges de la vie et à toutes les classes de la société. De même, le libéralisme sexuel, c’est l’extension du domaine de la lutte, son extension à tous les âges de la vie et à toutes les classes de la société ».

Il fut pourtant un temps où la gynécologie n’était pas un moyen pour approcher le sexe féminin, mais marquait plutôt, pour certains auteurs, leur ras-le-bol des vagins.

Calmos, le film antiféministe de Bertrand Blier (1975) commence ainsi avec une scène chez le gynécologue : Paul Dufour est assis à son bureau devant une femme nue (Claudine Beccarie) les jambes écartées dans les étriers. Ce spectacle l’empêche de savourer la grosse tartine de pâté qu’il vient de se préparer. Il décide donc d’abandonner son cabinet et commence une aventure à la misogynie aigüe. Comme le dit Paul à Albert, son complice rencontré dans la rue : « Vous trouvez pas qu’elles auraient tendance à nous faire chier ? »

Gynecologie

Quatre ans plus tard, Gérard Kikoïne met en scène, un autre gynécologue dégoûté des femmes et de leur appétit sexuel toujours insatisfait (!). Dans Parties très spéciales (1980), film classé X, un ancien gynécologue veut oublier son passé en buvant avec un ami tout aussi clochard dans un bar. Il lui raconte ses déboires sexuels : « J’ai été médecin, spécialiste des femmes, j’en ai tant vu ! » Le film multiplie alors les scènes pornographiques jusqu’à une patiente (Melody Bird) qui fait dédicacer son album avec le sperme du gynécologue. Ce dernier finit submergé et pris d’assaut par l’arrivée de cinq femmes insatiables, provoquant sa déchéance alcoolisée et sa clochardisation.

Ces films aboutissent à des déceptions. Bob regrette que le gynécologue de Zig Zag Story  se place toujours devant le privant du spectacle.

Les deux autres films finissent par la capitulation devant le sexe des femmes. Sur le mode de la naissance inversée dans Calmos : Paul et Albert se retrouvent, minuscules, sur le pubis d’une femme géante et tombent, en glissant sur le clitoris, à l’intérieur du vagin. Sur le mode de la renaissance virile dans Parties très spéciales : une femme arrive dans le bar et ouvre son manteau révélant sa nudité, le gynécologue replonge et la rejoint avec cette ultime réplique qui devrait rassurer Cyprien comme Michel Houellebecq : « Même en clochard, je leur fais de l’effet ! »

Joe Gillis

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Pendant le confinement Papiers Nickelés continue, pensez à vous abonner


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La situation présente a largement perturbé la diffusion de notre chère revue. Librairies en berne, festivals et salons annulés, quant au N°64, l’imprimerie rouvre et il sera donc prochainement routé aux abonnés.

Vous pouvez soutenir Papiers Nickelés, non seulement en achetant les numéros qui vous manquent (220€ port compris la collection complète), en vous abonnant, mais aussi en adhérant à l’association CIP-Papiers Nickelés (30€/an) qui porte cette revue. Tous les liens sont sur notre site papiersnickeles.fr.

Et sur notre page Facebook, dernière innovation : le passage régulier de dessins d’humour, issus des membres de « France-cartoons », avec qui nous avons le plaisir d’avoir ce sympathique partenariat, dans une période où peu de dessins paraissent dans les supports habituels.

Enfin, je souhaite que vous alliez tous bien. Tenez le virus à distance en lisant nos anciens numéros (toujours disponibles !), tranquillement allongés sur votre sofa « en mangeant du chocolat » comme disait Wolinski. Vous pouvez aussi utiliser nos numéros comme masque quand vous sortez (mais ne les relisez pas avant quelques jours ensuite).

Yves Frémion, Directeur de la publication

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Napoléon le petit disait Victor Hugo


pompNorthen

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Clichés sexistes et cinéma français (2) : la « compétence » de la femme


ParolesDeFlic

Dans Parole de flic (de José Pinheiro, 1985), Daniel Pratt, ancien flic, a vu sa femme assassinée il y a 10 ans et le meurtrier a obtenu un non-lieu. Dégouté, Daniel a démissionné de la police et s’est retiré en Afrique. Mais voilà que sa fille, Mylène (Aurelle Doazan) qui participait à un vol de magnétoscopes, est abattue par des tueurs cagoulés. Daniel revient en France bien décidé à retrouver les coupables. L’enquête officielle a été confiée à la jeune inspectrice Sabine Clément (Fiona Gélin) qui est, selon son supérieur commissaire, « un bon flic ».

Or le film développe une vision très personnelle et sexiste du « bon flic ». En effet, Sabine reconnait dès le début qu’elle n’a « aucune piste », alors que Daniel, en cinq minutes de torture d’un indic vendeur d’arme, apprend que le chef des tueurs masqués se prénomme Abel et fréquente le stand de tir de la police ! De plus, durant toute l’histoire, Sabine ne procède à aucun acte classique d’enquête policière. En fait sa « compétence » n’est jamais professionnelle.

D’abord Sabine se pâme devant Daniel. Elle dit, en le voyant pour la première fois : « Il est beau ce mec. » Quand elle recueille Daniel chez elle pour la nuit, elle le fait venir dans sa chambre : « Pratt, je me sens seule » et se découvre nue. C’est enfin elle qui s’inquiète pour Daniel quand ses investigations le mêlent à une fusillade : « Mais t’aurais pu te faire descendre ! »

BonFlic

Bref, Sabine Clément n’est pas une inspectrice, elle n’est juste que le faire-valoir de Daniel qui admet pourtant, à la fin, devant le commissaire, avec cette réplique aussi incongrue que machiste : « Tu avais raison, Sabine Clément, c’est un bon flic. »

Marc Gauchée

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